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LA REDUCTION DE CO2

Opportunité d'investissement éthique

306-13-00Avec le cadre qui a été instauré depuis plusieurs années sous l'égide de l'Union européenne, des mécanismes d'investissement vert s'ouvrent pour les entreprises européennes soumises à l'effort de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Des mécanismes qui, en plus d'être verts, peuvent aussi être éthiques. (J.D.)

Chaque entrepreneur connait

au moins de nom les mécanismes permettant de soutenir l'effort de réduction des émissions de CO2. En marge des objectifs que doivent se fixer les pays qui ont ratifié le traité, différents mécanismes peuvent être mis en oeuvre pour tendre vers la réalisation de ces objectifs. On en distingue trois: le mécanisme des permis négociables, le mécanisme de développement propre et le mécanisme dit de la mise en oeuvre conjointe.

La mise en œuvre conjointe

Le mécanisme des permis négociables est l'outil officiel prévu par le Protocole de Kyoto. Il vise à soutenir l'adoption de modes de production plus efficaces et moins polluants. C'est un mécanisme organique, que de nombreux experts considèrent comme un mécanisme de base, visant simplement à réduire les émissions de CO2. Plus centrés sur la problématique du stockage de carbone et sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, les mécanismes de mise en œuvre conjointe (MOC) sont des mécanismes de financement de projets ayant pour objectif premier le stockage de carbone ou la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Ils concernent des projets initiés par des pays comme la Russie et les pays d'Europe centrale et orientale. Dans ce cas-ci, les entreprises ont la possibilité d'investir dans des «projets propres» au sein de pays industrialisés. Les financements de projets de réduction d'émissions à l'étranger leur permettent d'obtenir des crédits d'émissions mesurés en Unités de Réduction des Émissions (URE).

Les mécanismes de développement propre

306-13-01Deux solutions pour les entreprises émettrices de CO2: faire un effort sur leur propre production, comme ces entreprises actives dans l'IT ou apporter son aide financière à la réalisation d'un projet dans un pays en développement.A côté de ce premier système, on trouve les mécanismes de développement propre. Egalement connus sous l'acronyme MDP, les mécanismes de développement propre ont été créés dans le cadre du protocole de Kyoto afin de permettre aux Occidentaux de réaliser leurs objectifs en investissant dans des projets dans les pays en développement. Ils doivent être considérés comme une tentative de réponse des pays occidentaux aux pays en voie de développement qui demandaient la mise en place d'un mécanisme financier qui permette d'appuyer le développement économique en adoptant des méthodes de production plus « propres ».

Le mécanisme génère des crédits d'émission sur la base de projets d'investissement dans un pays en développement. Ces projets qui sont le fait d'investisseurs publics ou privés, déterminent des réductions d'émissions de gaz par rapport à une situation de référence. Ces droits peuvent être stockés ou échangés et doivent faire l'objet d'un partage entre l'investisseur étranger et le pays dans lequel l'investissement propre est réalisé.

Biomasse à partir de sacs de jute

Très bien, mais ce type de mécanisme est-il apprécié des investisseurs? Il semble que oui, même s'il est possible d'aller beaucoup plus loin. Ainsi, rien qu'en 2006, les mécanismes de développement propres ont représenté près de 5,4 milliards de dollars. Avec, à la clef, 508 millions de tonnes de CO2 émises en moins dans l'atmosphère. Une formule qui a prouvé à plusieurs reprises qu'elle pouvait se révéler particulièrement intéressante pour les deux parties: les parties qui sont installées en Europe, mais aussi les parties qui bénéficient localement de cet investissement vert. Parmi les exemples qui peuvent être cités pour la Belgique, on pourrait évoquer le dossier Yash Papers qui a engagé l'Etat belge aux côtés d'un industriel indien actif dans le secteur du papier. Ou encore, toujours en Inde, le cas de l'usine indienne de jute Howrah Mills Company Ltd qui a permis de concrétiser un projet de valorisation de déchets de la biomasse de jute comme combustible d'un processus de production de vapeur en contribuant au développement soutenable de la région. Bref, un mécanisme de réduction de la pollution qui soutient les pays qui ont la volonté, mais pas toujours les moyens de réduire par eux-mêmes leurs émissions de CO2.

 
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